DCF, EBITDA, DSCR, BFR, multiples sectoriels... 20 termes essentiels pour comprendre vos finances de PME, avec définitions, formules et exemples concrets.
Méthode de valorisation par actualisation des flux de trésorerie futurs. Le principe : projeter le cash-flow d'une entreprise sur 5-10 ans, puis ramener ces flux à leur valeur actuelle avec un taux d'actualisation (WACC).
Utilisée pour les entreprises en croissance forte ou avec des perspectives spécifiques. Formule simplifiée : Valeur = Σ (CF an N / (1+WACC)^N) + Valeur terminale. Pour une PME française, le WACC tourne entre 8% et 12%.
Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization. Bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement.
Indicateur de rentabilité opérationnelle indépendant de la structure financière et fiscale. Base de calcul pour la méthode des multiples sectoriels. Formule : Résultat opérationnel + Amortissements + Provisions.
Coefficient appliqué à l'EBITDA d'une entreprise pour estimer sa valeur, basé sur les transactions comparables récentes dans le secteur.
Varie de 2x (BTP/Restauration) à 14x (Tech/SaaS) en France 2026. Sources : Argos PME, CRA, Banque de France. Méthode utilisée en première approche par tous les cabinets M&A.
Ratio de couverture du service de la dette. Mesure la capacité de l'entreprise à rembourser ses dettes avec ses cash-flows.
Formule : CAF / Annuité totale (capital + intérêts). Seuil bancaire minimum : 1,2x. Idéal : > 1,5x. En dessous de 1,2x, la banque refuse généralement le crédit. C'est LE ratio que regarde votre banquier.
Différence entre les emplois d'exploitation (stocks + créances clients) et les ressources d'exploitation (dettes fournisseurs + dettes sociales).
Représente le capital nécessaire pour financer le cycle d'exploitation. Exprimé en jours de CA pour benchmarking sectoriel. Un BFR élevé immobilise du cash — l'optimiser libère de la trésorerie.
Capacité d'une entreprise à générer du cash par son activité, indépendamment des éléments comptables non-cash.
Formule simplifiée : Résultat net + Dotations aux amortissements + Provisions. Indicateur clé pour la capacité de remboursement bancaire et l'autofinancement des investissements. Utilisé dans le calcul du DSCR.
Coût moyen pondéré du capital. Taux d'actualisation utilisé dans la méthode DCF.
Pour une PME française, varie entre 8% et 12% selon le risque sectoriel et la structure financière. Calcul : (CP/Total × Coût CP) + (Dette/Total × Coût Dette × (1-IS)).
Méthode de valorisation patrimoniale. Valeur de l'entreprise = somme des actifs réévalués aux prix de marché - dettes.
Pertinente pour les holdings, foncières et entreprises patrimoniales. Sous-évalue les entreprises de service à fort goodwill (clients, marque, savoir-faire). Utilisée comme méthode complémentaire dans une valorisation pondérée.
Dispositif fiscal français permettant d'optimiser la transmission d'entreprise familiale.
Exonération de 75% des droits de mutation à condition d'un engagement collectif de conservation des titres de 2 ans + individuel de 4 ans. Réduit drastiquement le coût de la transmission par donation ou succession.
Base de données de la Banque de France contenant les ratios financiers et la cotation de plus de 270 000 entreprises françaises.
Référence utilisée par les banques pour évaluer un dossier de crédit. La cotation FIBEN va de 3++ (excellent) à 9 (procédure collective). Permet aussi le benchmarking sectoriel.
Différence entre le chiffre d'affaires et les achats / charges variables.
Formule : CA - Achats consommés - Charges variables. Exprimée en % du CA pour permettre la comparaison sectorielle. Pour une PME française médiane : 40-60% selon le secteur.
Earnings Before Interest and Taxes. Bénéfice avant intérêts et impôts.
Formule : EBITDA - Dotations aux amortissements. Indicateur de rentabilité opérationnelle après prise en compte de l'usure des actifs. Utilisé dans le ratio de couverture des intérêts (EBIT / Charges financières > 3x idéal).
Délai moyen de paiement clients, exprimé en jours de chiffre d'affaires.
Formule : (Créances clients × 365) / CA TTC. Médiane française : 45-65 jours. Un DSO trop élevé immobilise du cash. Optimisation par acomptes, escompte commercial, affacturage.
Délai moyen de paiement aux fournisseurs, exprimé en jours d'achats.
Formule : (Dettes fournisseurs × 365) / Achats TTC. Médiane française : 30-45 jours. Allonger le DPO réduit le BFR mais ne doit pas être abusif (loi sur les délais de paiement). LME : 60 jours max ou 45 jours fin de mois.
Modalité de paiement échelonné lors d'une cession d'entreprise, dont une partie est conditionnée à l'atteinte d'objectifs futurs.
Exemple : prix de cession 500 K€ = 350 K€ au signing + 150 K€ si CA an+1 > 1 M€. Permet de réduire le risque pour l'acheteur et d'aligner les intérêts vendeur/acheteur sur la transition.
Clause contractuelle où le cédant garantit la sincérité des comptes et l'absence de passifs cachés.
Plafond typique : 20-30% du prix de cession. Durée : 24-36 mois. Si un passif caché apparaît (ex: redressement fiscal), l'acquéreur peut demander remboursement au cédant dans la limite du plafond.
Document non-contraignant exprimant l'intention d'un acquéreur de racheter une entreprise sous certaines conditions.
Premier document signé dans une cession. Précise : prix indicatif, calendrier, exclusivité, due diligence à mener. La LOI permet d'engager le processus sans engagement ferme.
Audit approfondi mené par un acquéreur (ou ses conseils) avant de finaliser le rachat d'une entreprise.
Couvre : finance, fiscal, juridique, social, commercial, technique. Durée typique : 30-60 jours. Permet de valider que l'entreprise correspond bien à ce qui a été présenté dans l'Info Memo.
Survaleur ou écart d'acquisition. Différence entre le prix payé pour une entreprise et la valeur de son actif net comptable.
Représente les actifs immatériels non comptabilisés : marque, clientèle, savoir-faire, position concurrentielle, équipe. Pour une PME de service, le goodwill peut représenter 60-90% de la valeur totale.
Chiffre d'affaires minimum nécessaire pour couvrir l'ensemble des charges (point mort).
Formule : Charges fixes annuelles / Taux de marge sur coûts variables. Exprimé en € de CA ou en mois d'activité. Indicateur clé pour piloter une activité en démarrage ou en restructuration.
Revenu annuel récurrent. Utilisé pour valoriser les SaaS et entreprises à abonnement.
Formule : MRR × 12. Pour une SaaS, on applique des multiples ARR (4x à 30x) selon la croissance, le NRR, le churn et la rentabilité. Méthode privilégiée par les VC et fonds tech.
Revenu mensuel récurrent. Métrique de croissance principale d'une SaaS.
Comprend tous les revenus récurrents normalisés au mois (abonnements mensuels, annuels divisés par 12, etc.). Exclut les revenus ponctuels (setup fees, services).
Pourcentage de revenu retenu d'une cohorte client sur 12 mois, incluant les upsells et downsells.
Formule : (MRR cohorte M+12 - churn + upsell - downsell) / MRR cohorte M0. > 100% = la cohorte rapporte plus qu'au départ. Médiane SaaS : 100-110%. Excellent : > 120%.
Pourcentage de clients ou de revenus perdus sur une période donnée.
Gross Churn (annuel) : pourcentage de clients qui résilient. Net Churn : Gross Churn moins les upsells. Pour une SaaS, médiane 5-10%/an. Excellent : < 3%/an.
Valeur totale qu'un client génère pendant toute la durée de sa relation avec l'entreprise.
Formule simplifiée : ARPU × Durée de vie moyenne (1/Churn). Ratio LTV/CAC > 3x = économie unitaire saine. > 5x = excellent.
Coût d'acquisition d'un nouveau client (marketing + sales / nombre de nouveaux clients).
Le ratio LTV/CAC mesure la rentabilité de l'acquisition. CAC payback (durée pour rembourser le CAC via la marge brute) : médiane 12-18 mois, excellent < 12 mois.
Résultat d'exploitation. Bénéfice avant intérêts et impôts.
Formule : EBITDA - Dotations aux amortissements. Indicateur de rentabilité après usure des actifs. Utilisé dans la couverture des intérêts (EBIT / Charges financières > 3x idéal).
Coût moyen pondéré du capital. Taux d'actualisation utilisé dans le DCF.
Pour une PME française : 8-12% selon le risque sectoriel. Calcul : (CP/Total × Coût CP) + (Dette/Total × Coût Dette × (1-IS)).
Différence entre le chiffre d'affaires et les achats / charges variables.
Formule : CA - Achats consommés. Exprimée en % du CA pour benchmarking sectoriel. Pour une PME française : 40-60% selon le secteur. Tech/SaaS : 70-85%.
Cash-flow libre disponible après investissements de maintien.
Formule : CAF - Variation BFR - Investissements de maintien. Utilisé dans le DCF pour projeter les flux. Distinguer du FCF to Equity (après remboursement de dette).
Indicateur SaaS : Croissance ARR (%) + Marge EBITDA (%) doit être > 40%.
Mesure l'équilibre entre croissance et rentabilité. > 40% = sain. > 60% = exceptionnel. Permet de valoriser une SaaS qui privilégie la croissance sur les marges (EBITDA négatif acceptable si croissance > 60%).
Ensemble des ressources propres de l'entreprise : capital social, réserves, résultat net, report à nouveau.
Mesure la 'valeur nette comptable' de l'entreprise. Autonomie financière = CP / Total bilan. Doit être > 30% pour une banque, idéalement > 50%.
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